Janequin-Schubert

Peu d’éléments semblent a priori relier le romantique autrichien Franz Schubert au compositeur français célèbre dans toute l’Europe du XVIème siècle pour ses chansons descriptives, Clément Janequin. Les époques ou les langues sont cependant de bien minces barrières et si l’on s’attarde un peu plus longuement, ne serait-ce qu’à leurs biographies, ces deux compositeurs sont somme toute très proches. Tous deux bénéficèrent d’une formation musicale et religieuse dès leur plus jeune âge et c’est très vite qu’ils purent épanouir et faire partager leurs talents artistiques. L’un comme l’autre menèrent par la suite des carrières alimentaires, écclésiastique pour Janequin, pédagogique pour Schubert, qui ne purent leur offrir des situations financières convenables. On sait par sa correspondance combien Schubert eut à souffrir de difficultés pécuniaires, Janequin également se lamente de son état deficientibus pecuniis dans une lettre datée de 1529!
Mais ce ne sont ici que des details qui sont loin de mettre en valeur ce qui plus intimement les rapproche, une aisance compositionelle et un geste musical d’une extraordinaire fraîcheur. Les deux compositeurs présentent une oeuvre extrêmement vaste et en grande partie profane (si Schubert composa de nombreuses messes, il est cependant resté célèbre pour ses lieder et de Janequin, malgré une carrière d’homme d’église, nous n’avons aujourd’hui que deux messes pour plus de 250 chansons). L’un comme l’autre composèrent largement pour les voix et pour un usage particulier : le plaisir de partager la musique entre amis, comme l’on savoure un met raffiné ou une conversation agréable. L’attention portée au texte, le choix des auteurs et le raffinement de leur mise en musique est sans doute un important point commun aux deux musiciens. Les chansons de Clément Janequin comme les lieder de Franz Schubert présentent également de nombreuses similitudes techniques (usage libre d’un instrument accompagnateur -pianoforte, guitare romantique ou luth, guitare renaissance - distribution fréquente à voix d’hommes, etc) et thématiques (amoureuse, contemplative).
Le programme «Janequin-Schubert» souhaite retrouver la spontanéité propre aux soirées dans les cafés animés chers à Franz Schubert.
Cet enregistrement est paru chez le label Coviello Classics en 2017 en coproduction avec SRF2 Kultur.
 
 
 
PROGRAMME 1
 
Franz Schubert (1797-1828)
Leise, leise, lasst uns singen (D635)
Der Gondelfahrer (D809)
Momens musicals, Moderato (op.94, 1-D780)
An die Nachtigall (op. Posth. 172, 3-D196
Selig durch die Liebe (D55)
Momens musicals, Andantino (op.94, 2-D780)
Im Gegenwärtigen Vergangenes (D710)
 
Clément Janequin (c.1485-1558)
Toutes les nuictz (1547)
L’alouette (1528) 
 
Adrien Le Roy (1520-1598)
Fantaisie (1551)
 
Clément Janequin
Le chant des oyseaux (1537)
L’amour, la mort, la vie (1540)
 
Adrien Le Roy
Suite de Branles de Bourgogne (1551)
 
Claudin de Sermisy (1490-1562)
Languir me fais (1528)
 
Clément Janequin
Le rossignol (1537)
 
Franz Schubert
Die Nachtigall (op.11, 2-D724)
Momens musicals, Allegro Moderato (op.94, 3-D780)
Ständchen (op. posth. 135, D920)
Zur Guten Nacht (op. 81, 3-D903)

 
DISTRIBUTION
Julien Freymuth, altus 
Lior Leibovici, ténor 
Ivo Haun, ténor 
Breno Quinderé, baryton 
Jean-Christophe Groffe, basse et direction
Ziv Braha, luth
 
Solenn’ Lavanant-Linke, mezzosoprano
Rani Orenstein, piano-forte
 
 
*** 
PROGRAMME 2 « Geist der Liebe »
 
Clément Janequin (c. 1485-1558)
Amour vainc tout
Pourquoy tournés vous vos yeux
Or vien ça, vien, m’amye
O mal d’aymer
 
Franz Schubert (1797-1828)
Naturgenuss
Widerspruch
Das Dörfchen
Frühlingsgesang
Die Nachtigall
Geist der Liebe
 
Clément Janequin
Tétin refaict
Le rossignol
 
Franz Schubert
Sehnsucht 

 
DISTRIBUTION
Julien Freymuth, altus
Lior Leibovici, ténor
Ivo Haun, ténor
Sebastian León, baryton
Jean-Christophe Groffe, basse et direction
Ziv Braha, luth 
Krishnasol Jimenez, guitare romantique

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